Derese Alehegn
Cette étude examine les schémas de violences présumées systématiques, de massacres, d’arrestations arbitraires, de déplacements forcés et de destructions ayant touché les communautés amharas en Éthiopie entre 1983 et 2026, et cherche à déterminer si ces schémas peuvent être comparés de manière pertinente aux persécutions historiques subies par les populations kurdes au Moyen-Orient. Cette étude trouve son origine dans des rapports et des allégations faisant état d’attaques répétées contre des civils amharas, notamment des meurtres, des arrestations massives, des déplacements forcés, la destruction de biens et d’autres formes de violations des droits de l’homme. Plutôt que de considérer ces allégations comme des faits avérés, cette recherche propose de documenter, de vérifier et d’analyser de manière systématique les éléments de preuve disponibles concernant l’ampleur, la répartition géographique, les auteurs, les victimes, les motifs et les réponses institutionnelles associées aux incidents signalés.L’étude adopte un cadre comparatif historique et axé sur les droits de l’homme, examinant la politique ethnique, la mobilisation fondée sur l’identité, les conflits territoriaux, l’exclusion politique, les conflits armés, les discours de haine, les déplacements de population, ainsi que les réponses étatiques et non étatiques. Une attention particulière est accordée à la question de savoir si les schémas de violence.